Pureté des eaux minérales naturelles : méthodologies d'analyse

A propos des méthodologies d'analyse utilisées pour la recherche de potentiels contaminants dans l'eau minérale naturelle

La recherche de trace de contaminants dans l’eau est un sujet complexe à aborder, des études aux résultats contradictoires ayant été communiqués ces dernières années.  Des travaux particulièrement rigoureux ont été récemment publiés dans des revues scientifiques de renom. (1,2). Ils démontrent l’absence de trace de contaminants dans deux eaux minérales françaises et soulignent un risque important de « faux positifs » si les analyses ne sont pas effectuées dans des conditions de manipulation suffisamment strictes. 


Ces nouvelles publications sont issues de travaux d’analyse, commandités par Danone Research et réalisés en partenariat avec un laboratoire du CNRS, spécialisé en physico et toxicochimie de l’environnement, expert dans la recherche de trace de contaminants (Laboratoire LPTC, Université de recherche mixte de l’Université de Bordeaux).

 

Aujourd’hui, du fait des progrès scientifiques considérables dans les méthodes d’analyse, il est potentiellement possible de détecter la  présence de contaminants à des niveaux de traces de plus en plus infimes. Pour vous donner une idée, si dans les années 1970, il était possible de détecter 1mg/L, nous en sommes aujourd’hui à 0,1ng/L. Concrètement, nous sommes passés de la détection d’un kilo de sucre dans une piscine olympique… à quelques grains de sucre seulement !

 

Le protocole de ces travaux prévoyait la recherche de 120 contaminants potentiels (produits pharmaceutiques, médicaments,  hormones, caféine,  BPA, phtalates etc.) dans des eaux fraichement embouteillées d’evian et de volvic. Le but de ces recherches était de détecter les quantités les plus infimes possibles de substance d’origine humaine dans des conditions très critiques (les bouteilles analysées étaient au préalable exposées à des conditions de vieillissement de 10 jours  à 40°C).

 

Ces travaux ont permis de mettre en évidence un risque important de « faux positifs : si les conditions de manipulations ne sont pas suffisamment rigoureuses, il est possible de conclure à tort à la présence d’ultra-traces. L’exemple de l’analyse des traces de caféine illustre bien ce risque : une manipulation effectuée par un buveur de café révèle des traces à 250ng/L, celle réalisée par un non-buveur de café est à 30ng/L, tandis que celle réalisée par un non-buveur de café dans des conditions strictes est inférieure à 5ng/L ! D’où l’importance de prendre en compte ce risque de « faux positifs » dans les analyses d’eaux, et la nécessité de s’assurer d’une manipulation et d’une méthodologie d’analyse extrêmement précise. Par ailleurs, dans cette étude, aucune des 120 substances recherchées n’a été détectée dans les bouteilles d’eaux minérales naturelles analysées.


Volvic et evian sont donc des eaux pures, exemptes de contaminants d’origine humaine.  Ces résultats confirment la force de la protection géologique naturelle autour de ces eaux ainsi que l’efficacité des actions de protection  de l’environnement mis en place dans ces zones géographique, pour préserver la pureté de ces  sources d’eaux minérales naturelles (1,3). 

 

(1) Devier MH et al. Ultra-trace analysis of hormones, pharmaceutical substances, alkylphenols and phthalates in two French natural mineral waters.  Sci Total Environ. 2013 Jan 15;443:621-32.

(2) Capdeville MJ, Budzinski H. Trace-level analysis of organiccontaminants in drinking waters and groundwater. Trends in Analytical Chemistry, Vol. 30, No. 4, 2011. 

(3) Pour en savoir plus sur la actions de protection de l’impluvium d’evian  : //www.apieme-evian.com/


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